Quand la mode est passée…

Aujourd’hui, les femmes qui portent un ciré de couleur les jours de pluie, cela ne se voit plus du tout. Du moins en France, car en Angleterre ou en Allemagne, on peut avec beaucoup de chance en croiser encore.
Non chez nous seules quelques petites vieilles osent porter cet imperméable mais il est noir. Sombre comme le moral des habitants.
En effet dans les années soixante-dix, les françaises avaient les idées moins obscures, et ne s’habillaient aux couleurs de la vie.
Bien sûr certains trouveront que quelques vêtements brillants et souples ont remplacés les bons vieux cirés, plus agréables à porter, doubler, moins collants, “respirables”, mais l’effet de l’eau qui coule dessus, sa tenue un peu moins rigide, n’a rien à voir avec les cirés en polychlorure de vinyl de l’époque.

Peut-on revenir en arrière ? Et faire que à nouveau ce vêtement revienne.
Je ne crois pas, pour plusieurs raisons: Le vinyl est un dérivé du pétrole et donc très contesté dans le monde de la mode de nos jours (allergies, polluant…), les femmes aujourd’hui ne souhaitent plus être habillée de façon aussi visibles, et surtout n’apprécient pas d’avoir chaud, de transpirée dans ce genre de tissu (ce qui peut tout à fait se comprendre), et enfin, les peripatéticiennes et autres escorts girl, se sont accaparés ce style et ce genre d’accoutrement en lui donnant une connotation vulgaire, aguichante, qui peut ne pas être du goût de Mademoiselle ou Madame Toutlemonde.
Donc c’est foutu, faisons revivre la nostalgie un instant, en alliant le rire, la fantaisie avec l’eau et le brillant sous un regard charmeur, une expression, et une attitude spontanée.
Idée burlesque, farfelue, diront certains, phantasmes masculins penseront d’autres, ou tout simplement plaisir des yeux et des sens en émoi. Qui trouvera laid une femme en ciré sous la pluie ? Personne ou quelques irréductibles qui au fond d’eux pensent différemment de ce qu’ils disent.
Soyons simplement soi, sans prétention, sans fausse idée ni arrière pensée, et laissons nous aller dans cette fantaisie ou l’image est seulement la base d’une rêverie ou chacun est libre de son imagination.