Ce que je ne veux pas savoir

Voici un échange de clavardage le prénom de mon interlocutrice a été volontairement modifié.
– Bonjour toi comment tu vas ?
– Ça colle, ça roule, et toi
– J’ai envie d’être nue sous un ciré
– Bah v’la autre-chose
– Tes photos me plaisent et me donnent des idées
– A ouais, tiens donc ! Racontes
– Je me fais plein de fantasmes, de scénarios…
– Tu rêves
– J’EN RÊVE oui oui, Tu viens vers moi nu sous ton ciré.
– Attends… attends, j’ai pas de ciré moi !
– Oui peut-être dans la réalité, mais dans mon rêve tu en as un.
– Ah bon ! De quel couleur, comment est-il ?
– Je sais pas, j’ai pas fait attention, noir…
– Ah non pas noir !
– Vert bouteille alors
– Bon si tu veux, mais pourquoi nu ?
– Oh la la, c’est un rêve...
– Et alors … ensuite… je crains le pire…
– Le meilleur tu veux dire, tu t’approches doucement, nos regards ce croisent, se mélangent, le bout de mon sein gauche effleure ton ciré, j’ai plein de frisons…
– Normal il fait pas assez chaud pour se balader ainsi vêtue
– On s’en fou, j’ai pas froid, je frissonne de plaisir
– Arrêtes ce cirque !
– Je passe mes mains autour de ton cou, je ressens le froid de ton ciré et je l’entends crissé
– T’es malade toi. T’as vu la différence d’age entre toi et moi ?
– C’EST UN RÊVE putain ! j’en sais rien de ton age, et du miens, c’est intemporel. Essayes de me suivre.
– Pffff ! J’aime pas ces conversations à la con
– Tu préférerais la réalité, moi aussi.
– Pas la tienne en tout cas, enfin celle-ci, celle de ton rêve
– Et pourquoi, je te plais pas ?
– Si beaucoup, sinon je ne t’aurais pas choisis pour faire des photos. La question n’est pas là.
– Ou est-elle alors ?
– Je sens pas bien ton rêve, c’est pas le miens, et puis les rêves c’est perso, ça ne se racontent pas.
– Et bien moi j’ai envie d’en parler et que tu me donnes ton scénario, et ne me dis pas que tu ne rêves jamais de tes filles
– D’abord ce ne sont « mes filles » (ça fait vulgaire) ce sont mes modèles, mes Cireines.
– T’as pas répondu à ma question.
– Mais t’as bouffé quoi ? Ton rêve t’as pas réussi, c’était un cauchemar plutôt.
– Non non, on reprend alors j’ai les mains autour de ton cou, et toi que fais tu des tiennes ?
– Je sais pas.
– Merde ! Fais un effort. Allez je t’aide tu les mets sur mes fesses sur le ciré.

– Tu réponds plus
– Je sais pas quoi te dire, tu me déstabilises.
– Je te déstabilises… c’est bon signe, alors que fais tu avec tes mains sur mes fesses ?
– J’en sais rien.
– T’es pas vraiment coopératif, j’espère que dans la réalité tu es plus entreprenant
– Pas vraiment pour ce genre de choses.
– Ah bon ! T’aimes pas donner ou recevoir des caresses ?
– Cette blague, bien sur que si, mais pas avec n’importe qui.
– Merci. Je suis pas n’importe qui. Tu me trouves jolie, Je t’aimes bien aussi.
– Mais c’est pas pareil, tu mélanges tout.
– Et toi tu veux pas rêver. Tu nous parles toujours de Cirologie, pour donner du rêve, et dès qu’on t’en propose t’en veux pas.
– Le rêve que je suggère n’est pas public, il est personnel en fonction des idées de chacun
– Et bien je te livre le miens
– Oui, mais je n’en veux pas… je ne dois pas être dedans.
– Pourquoi ?
– Parce que l’essentiel c’est le ciré, pas les personnages
– Oui le ciré, l’eau, mais faut bien quelqu’un dedans.
– Toi
– Pas toute seule
– Et bien choisis-toi ton copain ou une copine, mais pas moi
– Bah dans mon rêve c’est toi que j’ai choisis
– Flatteur, mais j’adhère pas
– T’es un mec coincé Toi
– Pas coincé, mais pris
– Rhoooooooooo C’EST UN RÊVE putain, il faut te le dire comment. Tu me fais penser à Éternelle.
– C’est quoi ça encore !
– Éternelle la série sur M6, en 2008…
– Connais pas !
– C’est une belle nana qui a des pouvoirs comme lire la pensée des autres, et le mec lui ne veut pas essayer de comprendre son affection.
– Mouais, compliqué encore cette histoire
– Mais non, Elle l’aime et lui aussi l’aime, mais il ne fait pas confiance, hyper méfiant…
– Moi je te fais confiance mais… mais… avec toutes les histoires avec tes ex que tu m’as raconté je me doute que ton rêve où tu me mets en scène va finir dans le sexe.
– T’aimes pas le sexe ? Mais non, mon rêve est fait de ce que tu voudras…
– Attends un peu Pauline, c’est pas MON rêve, c’est le tiens, uniquement le tiens.
– Oui mais tu es dedans j’y peux rien.
– Si, si tu peux… Tu me remplaces par un de tes copains, ou amoureux, ou prétendants
– Bof les mecs…
– Je suis quoi moi ? un mec me semble-t-il ! Prends une copine…
– Toi c’est pas pareil, Une copine ouais, c’est pas bête… ça fait gouine, j’aime bien…
– C’est quoi ce scénario ?
– Bah j’ai fais un rêve, j’y peux rien, je m’en souviens, et j’ai beaucoup aimé, tu es dedans et tu veux pas savoir…
– Ça ne m’intéresse pas
– Et si je te le raconte avec ma copine à ta place… ouais mais ce sera pas pareil ! ça va pas faire.
– Ça ne m’intéresse toujours pas.
– T’es chiant. J’ai personne a qui le raconter. Je suis sûr que ça te plairais…
– Les rêves c’est un truc perso. Gardes le toi précieusement si il te plait tant, mais ne me mêles pas dedans.

– Tu fais la gueule, tu réponds plus
– Bah ouais, un peu, t’as vu comme tu me rembarres
– Écoutes Pauline, je t’aime bien, tu es une belle fille, et intelligente, je pensais que tu allais me parler de nouvelles idées pour Cirologie, pas d’un rêve fabriqué.
– Pourquoi tu dis « fabriqué »
– Parce que les rêves, les vrais, on ne les dirige pas, et on ne s’en souvient pas.
– Ah bon ! Moi je me rappelle de tous mes rêves.
– Ce sont des histoires que tu te montes, pas des rêves véritables.
– Je sais pas, j’y connais rien, je sais que j’ai rêvé cette histoire et que c’était bien sympa.
– D’habitude tu ne me parles pas de cirés, ni de moi, tu me racontes des trucs avec les autres…
– Ouais, mais ce sont pas des rêves, c’est la réalité que je te raconte, là c’est pas ça, c’est autre chose.
– T’es vraiment bizarre, aujourd’hui
– Non excitée, je voudrais te raconter, aller…
– Ça finit comme dans ta réalité ?
– Bah ouais… C’est pas ma faute, en plus c’est toi qui a pris l’initiative.
– L’initiative de quoi ?
– Quand t’avais tes mains sur mes fesses, après les avoir caresser sur le ciré, tu as remonté le ciré, et passé une main entre mes jambes.
– Je vois, tu délires complètement.
– Moi je te léchais la bouche
– Bon aller ça suffit je coupe la conversation, quand tu seras redescendue sur Terre, tu me feras signe.
– Je m’en fou, coupes, je vais tout écrire, et je vais te l’envoyer par mail. T’es vraiment pas drôle. D’habitude tu me charries gentiment, mais là tu me jettes carrément.
– Bisous ma Belle Pauline, à bientôt.
– Merde, alors!

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.